Mon’s Livre : bilan du plus grand salon de Wallonie

Mon's livre

Le week-end dernier, j’ai eu la chance de participer au salon de Mon’s Livre, en Belgique. Si j’avais déjà connus de petits salons sous les couleurs de mes éditeurs et aussi en  tant qu’indé, je n’avais encore jamais sauté le pas d’un salon si conséquent en mon nom propre.

J’ai trouvé intéressant de revenir sur les préparatifs de ce week-end et ses résultats, pour ceux parmi vous qui hésiterait à s’y rendre.

Situation

Mais alors, Mons, c’est où ? Près de la frontière, côté Belgique.
Soit à 5h de route de chez moi. Cela m’a valu une longue hésitation avant de me décider à prendre une table.

L’atout majeur ? Une table d’1m ne coûte que 50 €, 100 € pour 2m avec deux chaises, autant dire que pour un salon de cette ampleur, c’est peu cher payé.

Mais restait à prendre en compte 10h de route sur un week-end (en reprenant le travail le lundi, et en partant le vendredi soir après une longue journée), l’hôtel et la restauration sur place, les péages, l’essence…

C’est donc un pari assez conséquent que j’ai décidé de faire en contactant l’organisation à quelques jours de la fin de dépôt de candidature. Il ne restait alors qu’une table à réserver, 1m. J’ai sauté sur l’occasion, et je me suis lancée.

Ce qui m’a encouragé ? Les retours tous plus positifs de la part d’auteurs et de lecteurs sur ce salon qui prend un peu plus d’ampleur chaque année.

 

Préparatifs

Je suis parvenue tant bien que mal à sortir le dernier tome de ma saga en cours (Wild Crows) pour Mons. Beaucoup de mes lecteurs se rendant sur ce salon, ils l’attendaient de pied ferme.

Est donc venue la question des stocks à prévoir. Je n’avais pas la moindre idée de ce sur quoi je devais tabler, et je préférais prévoir large, sachant que le surplus ne serait pas perdu, puisqu’il pourrait être utilisé sur d’autres salons et pour les ventes via la boutique de mon site internet. Autant éviter la rupture de stock…

Je suis donc partie sur une vingtaine de chacun des mes titres (8 en tout sur ce salon) avec un exception pour le tome 1 de ma saga (pour les curieux qui voudraient la découvrir) et le tome 5 qui sortait donc tout juste, où j’avais visé plus haut, avec une quarantaine d’exemplaires. J’ai simplement complété les stocks que j’avais déjà chez moi pour la boutique.

Pour m’aider à y voir plus clair, j’ai tenté des précommandes : pas de règlement en amont, juste des exemplaires mis de côtés. Si vous le faites un jour, ne dédicacez pas les romans en avance, vous n’être pas à l’abri d’annulation ou d’un empêchement du côté du lecteurs, et vous risqueriez de perdre un livre pour rien. J’ai eu presque 60 précommandes. Cela me rassurait pour la suite.

Je me suis sentie bien moins assurée quand il a été question de remplir ma voiture. même avec une C4, sièges baissés, 8 romans, chacun son stock, deux caisses de précommandes, le chariot, etc… il fallait tout ! Une évidence me saute à présent aux yeux : pour Livre Paris, je n’aurais pas le choix : il me faudra louer un utilitaire…

En route

Et me voilà partie sur la route de la Wallonie !

L’accueil dès le samedi matin est super sympa, j’ai plaisirs à retrouver des auteurs que je connais et d’autres que je découvre en réel après avoir papoter via les réseaux.

Première difficulté : où caser tous mes cartons sous une table de 1m ? Après un joyeux bazar et l’aide précieuse de mon mari, alias monsieur gros bras, on y parvient tant bien que mal, et à peine ai-je commandé un café que les visiteurs affluent.
Deux cafés refroidis plus tard, il y a toujours autant de lecteurs à mon stand, et c’est tout juste si je parviens à manger trois bouchées de mon assiette à midi, tant les visites s’enchainent.

Les gens viennent nombreux, souriants, bienveillants, le public correspond parfaitement aux genres de la fiction, la romance, mais aussi l’imaginaire, ayant une belle place ici à Mons.

J’en perds mon latin, et me laisse porter par ces sourires, ces déclarations d’amour pour mes romans, ces instants de partage et de discussions figés dans le temps.

La première journée se termine à 18h, et je quitte le salon éreintée mais bercée par une aura protectrice et pleine de vie.

Le dimanche se fait beaucoup plus calme en terme de fréquentation, ce qui nous laisse le temps de profiter à notre tour des ouvrages des voisins/voisines, de faire un petit tour et de bavarder entre auteurs.

Le dimanche soir, c’est le cœur empli d’étoiles que je prends la route du retour. je sais qu’elle sera longue et fatigante, que la reprise du train de vie métro-boulot-dodo sera rude le lendemains, mais qu’importe, ce week-end m’aura tant apporté émotionnellement que plus rien ne compte.

L’heure des comptes

Je l’avais annoncé dans la présentation sur site, ici, pas de langue de bois.
Voici donc quelques chiffres qui vous donneront une idée des résultats de ce salons, en dépit des dépenses qu’ils représentait.

Si certains auteurs m’ont dit n’avoir vendu qu’une dizaine de romans, j’ai eu la chance, sans doute grâce à la sortie de mon dernier tome pour le salon, de vendre près de 100 romans dans le week-end.

Combien m’a couté le salon ? Si l’on tient compte de l’hôtel, de l’essence, des péages, de la restauration sur place, on arrive à un montant de près de 450 €.

Combien m’a-t-il rapporté ? Le triple, montant auquel il faut néanmoins soustraire les frais de fabrication des romans.

Je reste malgré tout dans une marge très satisfaisante, et il faut aussi tenir compte d’un autre point : en trois ans d’écrits, je n’avais encore jamais passé la frontière belge et une partie de mon lectorat s’y trouve. beaucoup de lecteurs français se rendent aussi à ce salon. C’était donc l’occasion de rencontrer bon nombres de lecteurs que je n’aurais sans doute pas croisés sur un plus petit salon.

Mon’s livre à 7 ans, et se développe un peu plus chaque année. Nul doute qu’il faudra bientôt se dépêcher pour tenter d’y avoir une place lors du lancement des inscription.

Ce salon est à taille humaine, et permet de papoter avec ses lecteurs, chose presque impossible sur Paris Livres, par exemple. C’est un juste milieu idéal.

Bilan

Si c’était à refaire, je réitérerais immédiatement.

En revanche, j’oublierai le système de précommande, car j’ai bien cru ne jamais pouvoir ranger mes stock sous ma petite table ! Et au final, entre les annulation et mes “oublis” lors de la venue de lecteurs qui ne se présentaient pas, cela n’a pas servi à grand chose. Beaucoup de temps perdu pour pas grand chose, en plus du problème évident de place.

Je compte d’ailleurs m’y rendre l’année prochaine.

Le public belge est d’un accueil sans pareil, et la proximité avec la frontière permet également de rencontrer bon nombre de lecteurs français.

Il va de soi que chaque auteur vit une expérience qui lui et propre et que chacun ne réalise pas les même résultat que son voisin, tout est très personnel, tant dans les attentes que l’on a que dans le bilan d’un salon donné.
Dans mon cas, j’ai déjà noté ce salon parmi mes incontournable.
Un très grand merci à l’organisation pour tout le travail abattu en coulisses, pour faire de cet événement un merveilleux moment de partage entre auteurs et lecteurs.

Si vous hésitez encore à y participer, j’espère que mon avis vous aura malgré tout aiguiller quand au contenu de ce salon. Et pourquoi pas envisager une sortie vous aussi pour la prochaine édition ?

 

À très bientôt,

 

Blandine.

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