Autoédition : au diable les idées fausses !

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C’est après avoir lu un avis très tranché et chargé d’inepties concernant l’autoédition, partagé à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux, qu’il m’a semblé nécessaire de remettre quelques pendules à l’heure.
Parce qu’il est usant de constater la désinformation permanente sur le sujet de l’édition indépendante, j’ai tenté ci-dessous de clarifier certains points concernant le statut des indés. N’en déplaise à leurs détracteurs, ce petit récap’ s’avère plus utile qu’une pseudo guerre opposant les méthodes d’édition…

🚩 Place aux vérités sur le statut des indés

NON les salons ne ferment pas leurs portes aux indés (à l’expédions de rares réfractaires). Sinon, comment expliqueriez-vous que cette année je puisse être présente à Livre Paris, au Festival du roman féminin comme première auteur francophone conviée, mais également au Festival du livre romantique et à Mons ?

OUI, on peut vivre de sa plume. Je ne suis pas la seule à y parvenir, et NON, il ne s’agit pas de survie. Comme dans tous les domaines, certaines entreprises fleurissent, d’autres moins. Ce n’est pas propre au milieu littéraire.

NON, vivre de sa passion n’est pas honteux… ça me fait même sourire cette idée, à croire que la frustration et la jalousie attaquent la matière grise de certains…

OUI, les libraires sont souvent frileux envers nos romans, mais NON, ils ne sont pas un élément indispensable pour faire connaître vos ouvrages et vous permettre de développer votre lectorat. S’ils les acceptent, tant mieux, sinon, tant pis. J’ai moi-même été éditée chez un éditeur qui avait pignon sur rue, pour au final ne rien vendre, même en librairie. Mon lectorat ne s’est développé que lorsque j’ai opté pour le statut d’hybride, et lorsque j’ai défendu mes écrits moi-même.

DE PLUS, les indés ont désormais accès aux diffuseurs numériques et papier. Surprise !

OUI, être autoentrepreneur exige un travail quotidien, éreintant, sérieux. On s’engage à être professionnel, à se former, à apprendre chaque jour, à donner beaucoup de son temps. C’est aussi ça, le prix pour parvenir à vivre de sa passion. il est question d’un réel choix de vie.

NON nous ne sommes pas bouffés par les charges : en micro entreprise, on ne paye des charges que si l’on fait du chiffre d’affaires. La seule taxe supplémentaire, c’est la CFE, à prendre en compte dès le début, car très variable selon votre zone d’habitation. Quand aux dépenses (correcteur, impression, graphisme…), bien entendu qu’elles doivent être énumérées, mais elles s’intègrent naturellement dans le pourcentage qui nous revient sur les ventes, qui est de 70% pour le numérique…
Il suffit d’être raisonnable, il et question d’une entreprise, pas d’un nouveau jouet : on avance pas à pas, sans brûler les étapes, on se développe, et peu à peu, on se professionnalise, on se permet de nouveaux investissements, etc.

NON, l’une ou l’autre des méthodes d’édition n’est pas mieux, ni moins bien, elles sont totalement différentes ! L’indépendance est un état d’esprit, il faut être prêt à réellement s’investir sur tous les plans. Tout dépend des attentes de chacun. Pourquoi les faire s’affronter alors qu’elles pourraient se compléter ? Quelle perte de temps et d’énergie…

NON, l’autoédition n’est pas le second choix des auteurs refusés par les maisons d’édition. Il est temps d’évoluer dans la perception de ce moyen d’édition. De plus en plus d’indés s’entourent de professionnels, au même titre qu’un éditeur. De plus en plus d’indés ont refusé les offres de certains éditeurs, ou ont quitté le système traditionnel en optant  pour l’autoédition comme un réel choix, non par dépit. (Je suis de ceux-là). Enfin, de plus en plus d’auteurs édités traditionnellement optent pour le statut d’hybride. Est-ce un mal ? Non, c’est une évolution, ni plus ni moins.

NON, les indés ne sont pas les grands méchants sur qui il faut taper quand les choses s’engluent du côté du monde littéraire. C’est tout le système qui s’avère caduc et qui ne répond plus aux réalités de notre époque.

NON, tout ne se fera pas en un jour, si vous optez pour l’indépendance, ça prend du temps, beaucoup de temps pour développer son lectorat, gagner en visibilité, etc. Il faut y croire et parvenir à se relever à chaque désillusion, apprendre de ses erreurs.

EN BREF : que chacun s’épanouisse dans l’édition qui lui convient !
Pourquoi vouloir à tout prix montrer du doigts ce qui diffère ? On en revient toujours au même problème, trop de choses sont dites sans un minimum de recherches en amont, et sans objectivité.

Si chacun se contentait de faire pour le mieux concernant son propre cas, sans ce soucier du voisin, le monde littéraire ne s’en porterait pas plus mal.

La pseudo-guerre qui opposerait l’édition traditionnelle et auteurs indépendants m’horripile de plus en plus. Je la trouve inutile et stérile. Je n’y prendrai pas part. Je trace mon sillon et je me fiche bien de ce que fais le voisin.

Bonne route à tous !

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