Livre Paris : préparatifs en amont du 1er salon littéraire de France

livre paris

Dans moins de dix jours, je participerai pour la toute première fois au Salon du livre de Paris en tant qu’exposante. Un doux rêve touché du bout des doigts cette année, générant autant de hâte que d’appréhension. Mais en toute honnêteté, je n’ai pas vraiment eu le temps d’y songer, tant les préparatifs m’ont occupée au fil des derniers mois.
NON. Livre Paris n’est pas “juste un salon en plus grand”. J’ai fait l’erreur de le penser, mais clairement, la montagne de choses à prévoir, à organiser depuis six mois m’ont fait revoir mon opinion à ce sujet, et m’ont assurée d’une chose : c’est bien plus que ça.

1/ Le stand

N’étant pas certaine de pouvoir réitérer l’expérience de si tôt, vu le prix exorbitant d’un stand lors de cet événement, je tiens à faire les choses en grand. Le fait de cumuler cette dernière année mon activité d’auteur à un emploi salarié fut mon “coup de chance” me permettant de mettre mes revenus d’auteur à profit en m’offrant un stand “coup de pouce”. (Comprenez, stand pour petits éditeurs ou auteurs indépendants de 3 mètres ² pour la modique somme de mille euros ou presque…)

Enfin, la décision était prise, j’étais trop désireuse de saisir cette chance qui en se présenterait peut-être pas d’autres fois, alors j’ai sauté le pas.
Il est possible d’étaler le paiement du stand en trois fois.

L’espace contient une table de 1,15m, une chaise, et une petite bibliothèque.
Peu de place donc, ce qui implique une organisation minutieuse. Avec une saga et plusieurs autres livres à apporter sur place, j’ai dû refuser la mini bibliothèque proposée pour en amener une plus grande.

Et là, c’est le début de l’escalade. (rires) Me voilà partie à Ikea en quête d’une étagère aux bonnes dimensions et à un prix abordable. Je la trouve, mais elle s’avère trop grande pour rentrer dans ma voiture. J’opte donc pour une plus large et moins haute
bref, il ne me reste plus qu’à la monter pour l’amener là haut, car je n’aurais pas le temps de me préoccuper de tout ça sur place.

On pourrait être tentés de partager un stand à plusieurs. Ce n’est pas si simple, même si certains s’y retrouvent et le font chaque année : pas de stand coup de pouce pour ce type de partage, Livre Paris, l’interdit. Il faut au minimum un stand petite édition, bien plus cher. Et si l’on tient compte du fait que les frais sont alors partagés entre chaque intervenant, il faut aussi tenir compte du fait que vous aurez moins de temps de présence et donc, potentiellement moins de ventes. Tout est question de réflexion en amont, et propre aux attentes de chacun. Un investissement tel que Livre Paris doit se préparer bine à l’avance.

2/ Les stocks de romans

On ne va pas à Paris les mains vides^! une fois l’investissement du stand dépensé, il faut faire en sorte de rentabiliser le tout… Chose peu aisée, mais pour laquelle j’ai dû prévoir beaucoup, beaucoup, beaucoup de stocks de livres. C’est assez difficile, pour une première expérience, de juger la quantité à prévoir. On a peut d’en manquer… Alors je préférais prévoir large, sachant que le surplus ne serait pas perdu, puisque utilisable sur les autres salons de l’année, et disponible à la vente ensuite sur ma boutique en ligne aussi. Voilà comment une chambre d’amis tout entière est devenue au fil des mois un véritable lieu de stockage. Les frais à avancer pour ces stocks sont énormes, et c’est pourquoi j’ai décidé d’étaler les commandes depuis l’automne. Certains romans sont prévus en 80 exemplaires, d’autres en 50, d’autres en 40… et la nouveauté du salon en 150 exemplaires. Un calcul approximatif, certes, faussé par mon inexpérience avec Livre Paris, qui saura se préciser si je retente le coup l’année prochaine ou plus tard.

Plus les cartons s’entassaient, plus une évidence m’a sauté aux yeux. Il me serait impossible de tout faire rentrer dans ma voiture…

3/ La logistique

Voilà comment je me suis retrouvée à comparer les offres des loueurs de véhicules utilitaires. J’ai finalement trouvé mon bonheur pour un petit modèle chez une grande Surface. tant allergique à la conduite dans paris, j’ai la chance de pouvoir compter sur l’aide de mon mari qui jouera les pilotes pour moi au volant de notre bolide imposant, quitte à travailler à distance de son côté pendant que je serai sur mon stand.

Il m’a également fallu trouver un logement proche du Parc des expositions. Les prix parisiens flambent… on n’en a pas l’habitude lorsque l’on vit, comme moi, en province.

Tout ceci est donc à prendre en compte lorsqu’on décide de participer à Livre Paris. j’admets que pour le véhicule, je n’en attendais pas temps.

4/ Les contraintes techniques

Comme si tout ce joyeux bordel n’était déjà pas suffisant pour mettre à rude épreuve nos nerfs fragiles d’auteur, de petites précisions apparaissent au fur et à mesure de la phase de “préparation”.

Ainsi, on apprend qu’il sera impossible de recharger nos stocks au fil de la journée, seulement de 7h à 9h. Moi qui trouvais déjà compliquée l’idée d’estimer le stock à prévoir sur la durée du salon, je vais devoir également me projeter sur une quantité quotidienne à mettre en place chaque matin.

Côté administratif, c’est un vrai petit labyrinthe tant il y a de document à compléter sur la plateforme exposant, sans compter la réservation du parking pour décharger chaque matin, le parking pour accéder au salon, en dehors des horaires de chargement, et le parking propre au lieu de résidence loué… ça en fait, des parkings à gérer !

Chaque matin, nous n’aurons droit qu’à une heure pour tout décharger.

Les stands seront accessibles dès le mercredi soir. Pour ma part, je prends la route le jeudi matin, pour éviter une nuit supplémentaire à loger sur Paris. Le jeudi à 12h, tout doit être installé, prêt pour l’ouverture le lendemain.

Lorsque vous louez un emplacement à Livre Paris, vous vous devez d’y être présent non-stop durant toute la durée du salon.

5/ Les goodies

Enfin, bien évidemment, la présence sur un tel salon se doit d’être remarquée. Il faut chouchouter nos lecteurs, ceux qui auront pris la peine de venir vous faire coucou. Il faut également attirer le regard sur votre minuscule stand, alors on ne lésine pas sur les efforts en conséquence, et on s’autorise quelques folies, propres à Paris.

Voici ce qui m’a convaincue de me commander un second roll-up, spécifique à ma saga en cours, cette fois, mais aussi de nouveaux marque-pages, des badges, et autres joyeusetés pour marque le coup !

Des précommandes ont été mises en place durant quelques semaines sur la boutique de mon site et je vais prochainement préparer ces petits sacs individuels en prenant soin d’apporter une attention toute particulière à ceux-ci.

Un salon reste l’occasion de créer des liens forts avec son lectorat, et ce, dès les préparatifs.

En conclusion

Au stade où j’écris cet article, je suis tellement occupée par la préparation du salon que cela m’empêche en partie de trop l’appréhender, et c’est tant mieux. Je n’ai de toute façon pas la faculté de prédire comment cela se déroulera, mais j’ose imaginer que ce seront 5 jours passionnants, éreintants aussi. La retombée de stress post-événement promet d’être périlleuse !

Dès l’inscription, on est plongé dans un tourbillon de choses à faire, à penser, à prévoir.
Cette participation est un véritable challenge personnel et implique un investissement financier énorme.

En toute transparence, si l’on ne tient compte que du stand, du logement, de la location de voiture, des parkings, de l’essence, et des péages, mon budget s’envole déjà à près de 2500 €.
Reste à ajouter les commandes de livres, les goodies,
Je ne suis pas Crésus, j’ai simplement eu la chance de réaliser une très bonne année de vente, TOUT EN travaillant à côté. Mes revenus d’auteur ne me servaient alors pas à remplir mon frigo et pouvaient être utilisés pour le salon.
C’est bien ce qui m’a décidé à tenter le coup, puisque désormais auteure à plein temps, je ne suis pas certaine de pouvoir réitérer l’expérience de sitôt. L’occasion était trop belle.

Ce sera avec un immense plaisir que je ferai ici un bilan post-salon afin de vous éclairer sur mon ressenti pendant l’événement, mais aussi sur la rentabilité d’un tel investissement, tout en gardant bien à l’esprit que chaque cas est différent.

Bonne semaine à tous !

 

Blandine

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4 thoughts on “Livre Paris : préparatifs en amont du 1er salon littéraire de France

  1. Très intéressant, merci Blandine 😉
    Ça me conforte dans l’idée que ce genre de salon n’est pas pour moi. La somme à investir est beaucoup trop importante, et je suis certaine de ne pas rentrée dans mes frais, mêmes si j’habite en Région Parisienne.

    1. Chaque cas est unique, en effet, et j’ai voulu insister sur le fait qu’il fallait bien y réfléchir en amont pour ne pas prendre de risques 🙂

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