Livre Paris, le bilan !

livre paris

Livre Paris 2019, c’est terminé !

Et si je devais résumer cette première expérience parisienne en un seul mot, ce serait : grandiose !

Petit retour sur les faits

Je me suis rendue à Paris jeudi 14 mars au matin, et après une bonne heure de bouchons, j’ai pu entamer le montage de mon stand. Par chance, nous avons trouvé une place devant les portes, dans la zone de déchargement, et j’ai pu compter sur les bras de mon mari. J’aurais trop peiné à tout décharger seule, notamment l’étagère déjà montée ! J’avais déjà investi dans un chariot à roulettes pour le salon de Mons, et c’est aussi un outil qui nous a évité bien des déconvenues. Les stands devaient être prêts à midi, après quoi, l’organisation fermerait les portes jusqu’à l’inauguration prévue le soir même. À titre informatif, il est possible de monter son stand dès le mercredi, mais je tenais à m’éviter les frais d’une nuit supplémentaire à Paris.

Bien évidemment, lorsqu’on vit en province, le logement est une dépense importante, rien que du jeudi au lundi. J’avais établi la liste des gros postes de dépenses dans mon article sur les préparatifs de Livre Paris. Si vous ne l’avez pas lu, vous pouvez le trouver ici.

La soirée d’inauguration a donc eu lieu le jeudi 14 au soir, de 18 à 22h. Les exposants ont le choix d’y assister ou non, et après une courte réflexion, j’ai décidé d’en faire partie. Il est tout à fait possible de vendre des livres lors de cette soirée. Les visiteurs présents ont été invités par des exposants ou ont remporté des places sur concours. Bon nombre de stands proposent des coupes de champagne et des petits fours. Je n’ai rien prévu de particulier, vu les tarifs du catalogue traiteur. En revanche, j’ai mis en place un petit jeu quotidien pour attirer du monde sur mon stand : remplir un ticket de tombola avec son adresse email pour tenter de remporter un lot, chaque journée comptant son tirage au sort, son lot, et donc son gagnant. Aucune obligation d’achat, donc.

Résultat de cette petite soirée : une jolie mise en bouche avec la rencontre de nouveaux lecteurs, les retrouvailles avec des plus “anciens”, et beaucoup d’échanges avec les collègues auteurs et éditeurs. Une atmosphère positive, festive, en petit comité. Si je réitère l’expérience Livre Paris, je participerais de nouveau à la soirée d’inauguration !  Au total, j’ai pu réaliser une vingtaine de ventes, et prendre le temps d’échanger avec chaque visiteur venu sur mon stand.

Vendredi matin, le salon ouvrait ses portes à 10h aux visiteurs, nous sommes donc arrivés un peu en avance pour tout préparer. Première constatation des habitués : il y avait plus de mode aux portes que d’ordinaire. La journée s’annonçait plus mouvementée que prévu et ce n’était pas pour me déplaire. Après des mois de préparatifs, j’étais fin prête ! De nombreuses rencontres, là encore, des visages déjà connus et puis ceux que l’on posait enfin sur les prénoms ou pseudos des réseaux sociaux. Des sourires en pagaille, de l’amour en barres, et des fous-rires avec Shana, ma voisine de salon.

Le samedi, cette journée connue des habitués pour être une véritable fourmilière. Une heure avant l’ouverture des portes, il y avait déjà la queue ! La fatigue des deux jours précédents se faisait sentir, mais tant pis, il fallait se tenir prêts pour affronter la plus grosse journée du salon. Pour résumer ce qui  suivit, de dix heures à quinze heures trente, une file d’attente sans interruption s’est formée devant mon stand. C’était juste dingue, et je peine encore à y croire avec le recul. Et pourtant ! Un rythme éreintant, mais tellement de passion et de bienveillance autour de mon stand que je me fichais pas mal de la fatigue qui pointait son nez. La journée fut remplie d’une dose d’amour qui suffirait à nous faire toucher les étoiles ! Blogueurs, lecteurs, auteurs, tout ce petit monde a vécu au rythme des livres sans aucune pause possible tant l’entrain était partagé. Un shoot de Bonheur ! Résultat, lorsque les portes ont fermé à 20h, que le silence est revenu, que les choses se sont apaisées, j’eus la vague impression de n’être qu’un vieux gilet ayant trop tourné dans le tambour d’une machine à laver… mais un vieux gilet heureux !

Au total, sur les journées de vendredi et samedi, j’ai réalisé plus d’une centaine de ventes.

Le dimanche fut lui aussi une journée d’affluence, bien que moins impressionnante que le samedi. En revanche, les visiteurs étaient plus en mood “promenade en famille”. Les lecteurs passionnés ont sauté sur le vendredi et le samedi. L’avantage, c’est que nous avions alors plus de temps pour discuter avec chacun, les allées étant moins encombrées par les files d’attente des différents stands.On respire de nouveau normalement, sans tachycardie due à l’excès d’émotions ^^. Une trentaine de ventes au compteur, j’ai terminé cette quatrième journée avec le besoin grandissant de dormir durant une semaine au moins. Avant de partir, j’ai néanmoins profité d’un tour du salon et j’ai arpenté les allées jusqu’à tomber sur le stand Amazon. Et là, une surprise de taille m’attendait : ma saga Wild Crows était mise en avant sur le mur des livres KDP ! Mieux, un tabouret à l’effigie de ma saga trônait avec une dizaine d’autres sur la scène de conférence ! Douce récompense que cette petite attention de la parte de KDP. Je suis bien entendu repartie avec ce précieux 😉 .

Lundi. La matinée était réservée aux professionnels… Autant le dire, en tant qu’auteur indé, on s’est fait royalement suer… Pour ma part, je n’avais nullement besoin de  contacts pros, n’étant pas intéressée par les éditeurs, imprimeurs, etc., d’autant que beaucoup de commerciaux n’ont pas attendu le lundi pour venir nous offrir leur speech et leur carte…
Quant à l’après-midi, les allées étaient tout de même plutôt désertes, bien que le salon ait rouvert au public. Rien de très concluant. Le lundi est une “journée pour rien”, mais on n’y coupe pas. Lorsqu’on s’engage sur le salon, c’est sur la durée complète. Impossible de faire autrement. Deux petites ventes de mon côté, et le sentiment d’avoir attendu des heures à ne rien faire… ah non, ce n’était pas qu’un sentiment.

Bref, retour à la case départ le soir même, après avoir démonté le stand. La sécurité empêche les exposants de défaire le tout avant 18h, afin de ne pas léser les rares visiteurs du lundi. Un peu compliqué avec la route et les bouchons… Dommage qu’on na puisse pas trouver un juste milieu pour éviter à ceux qui viennent de loin de perdre un temps monstre à l’heure où tout le salon plie bagage…

En chiffres

Il est évident que mes dépenses ne seront pas forcément celles de tout le monde. Quelqu’un vivant sur paris n’aura pas de location de véhicule, quelqu’un ne prenant que 2 références côté stock n’aura pas le même coût de fabrication des livres, ni même besoin d’une camionnette. (J’avais avec mois pas moins de 11 références et une étagère !) Chaque cas est unique. J’avais prévu large en termes de stock pour chaque référence, ne sachant pas à quoi m’attendre, j’ai donc grossi mes stocks pour de futurs salons, mais il est possible d’en prévoir moins. Le coût de fabrication est ici calculé sur les livres vendus uniquement, pas le stock total. Enfin,tout le monde ne pourra pas miser sur la même quantité de ventes non plus.

Dépenses du week-end :
• Hôtel
• Stand
• Parking exposant :
• Location camionnette
• Essence + péages
• Coût de fabrication des livres vendus (si l’on veut estimer sa rentabilité, il est nécessaire de tenir compte de ce point)
————————————-
3000 €

Côté Recettes, il faut tenir compte du CA total sur le salon.

BILAN :

LA question que beaucoup m’ont posée à paris et continuent de me poser : ai-je rentabilisé mon stand ? Oui. Mon week-end ? Oui. Ai-je fait des bénéfices ? Non.
Est-ce que je juge l’ensemble pertinent ? Oui, sans aucune hésitation !

Je suis parvenue à rembourser mon week-end et donc à ne pas perdre d’argent. C’était mon premier objectif.

Pas de réel bénéfice pécuniaire, mais qu’importe. En discutant avec mes lecteurs, j’ai réalisé que beaucoup d’entre eux ne participaient qu’une seule fois par avant à un salon, et qu’il s’agissait de Livre Paris. En d’autres termes, pour la majorité des nouveaux lecteurs rencontrés, ils n’auraient jamais entendu parlé de mes romans si je n’avais pas participé à Livre Paris !

C’était une occasion unique également d’assurer une certaine “crédibilité” auprès de potentiels lecteurs, mais aussi auprès de mes collègues, parce qu’il faut se le dire : Livre Paris, c’est l’endroit où tout le monde éditorial se réunit, THE place to be, lorsque l’on souhaite être pris au sérieux par ses confrères.

Enfin, il y a également bon nombre de personnes qui ont pris un flyer, ou ont juste échangé avec moi, pour sans doute faire connaissance avec mon univers plus tard. Chaque contact compte. Rien n’est vain.

Enfin, Live Paris m’a également permis de rencontrer mes “collègues auteurs”. C’est vivifiant d’échanger avec quelqu’un qui connait votre quotidien pour le vivre aussi. On papote, on partage des astuces, ont rit beaucoup, et ça fait du bien !

passion

En 2020

Vais-je retenter l’aventure l’an prochain ?

En toute honnêteté, je le souhaite de tout mon cœur après pareille expérience !

Le fait est que l’an passé, je cumulais les casquettes avec un emploi alimentaire à côté de l’autoédition. Je vis désormais de ma plume, et mes revenus à venir seront donc oscillants. J’ai déjà un gros projet de traduction de ma saga en cours, très onéreux donc. Je n’ai pas encore la visibilité nécessaire pour certifier que je serai de la partie en 2020, mais je vais sincèrement faire mon maximum pour parvenir à entrer une nouvelle fois dans la danse, car cela en vaut la peine, tant en termes d’expérience humaine, professionnelle aussi, qu’en termes de visibilité et de communication.

écriture

Et vous, dans tout ça ?

Beaucoup  m’interrogent au sujet de Livre Paris, afin d’estimer si de leur côté, cela vaudrait le coup ou non de participer. Si vous attendez une réponse assurée et commune, vous faites fausse route. Je n’ai pas de baguette magique vous certifiant que vous ne perdrez pas d’argent dans l’opération. J’aimerais, mais non. Il est primordial de garder en mémoire que chaque parcours est unique et que par conséquent, chaque démarche l’ait tout autant. Livre Paris ne fait pas exception à la règle.

Non, je ne peux pas vous dire que vous rentrerez à coup sûr dans vos frais. En revanche, je peux vous préciser certains points qui aideront à la prise de la décision.

• Un stand coup de pouce de 3m² coûte 900 € HT.

• Ceux parmi vous qui vivent sur Paris économisent déjà la location d’une camionnette (si beaucoup de stock à prévoir) ET sur le logement, ce qui n’est pas négligeable puisque c’était un post budgétaire d’environ 700 € pour ma part, les deux confondus, hôtel + location.

• Pour limiter le budget, il est possible de prendre moins de références côté livres : j’en avais 11 ! Beaucoup de stands coups de pouce se contentent de la petite étagère prévue avec le stand.

• Selon le genre dans lequel vous écrivez, les ventes ne seront pas les mêmes. Certains genres cartonnent à un instant T, d’autres moins.

• l’emplacement joue aussi beaucoup? j’ai eu la chance d’être située à proximité des petits éditeurs de romance, avec qui je partage beaucoup de lectrices. C’était donc idéal pour moi. Je n’aurais pas fait le même nombre de ventes si on m’avait posté dans un coin spécialisé en sciences humaines ou en politique…

• Enfin, il est évident qu’un auteur qui se lance n’aura ‘en principe” pas le même nombre de ventes qu’un auteur qui commence à faire parler de lui ou qu’un ayant déjà acquis un large lectorat. Peut-être vaut-il mieux se montrer patient et attendre le “bon moment” pour éviter de trop perdre dans l’affaire.

• Prévoir une sortie en exclu pour le salon ou en même temps peut s’avérer très efficace pour vous assurer de nombreuses visites !

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En conclusion

Livre Paris, c’est ce doux rêve, ce nuage pailleté qu’on observe de loin au début, et dont on s’approche malgré tout doucement, obnubilé par son aura si particulière. Alors, quand l’heure du grand saut approche, c’est la panique à bord. En serai-je capable ? Est-ce que cela vaut la peine de consacrer des mois à tout préparer ? Serai-je à la hauteur ? Et si personne ne vient me voir ? Autant de questions qui m’ont animée durant des semaines… Le bilan, pour moi, sera positif. Ce fut un condensé d’émotions brutes et belles, de rencontres inoubliables et de retrouvailles chères à mon cœur. Ce fut aussi l’occasion de communiquer sur mon univers, ma plume, et d’échanger avec d’autres personnes dans ma situation. Et ce micmac-là n’a pas de prix.
Je suis rentrée dans mes frais, objectif atteint. Et plus encore, je repars avec l’envie débordante de réitérer l’an prochain.

Parce que Livre paris n’a pas d’égal, en France. Parce que c’est Livre Paris… ♥

 

Blandine

 

 

 

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2 thoughts on “Livre Paris, le bilan !

  1. Super article, merci je me posais justement toutes ses questions.
    Je ne pense pas y être l’année pro du coup ou alors en invité d’un stand.
    Comme d’habitude ton explication est claire et concise. Encore merci.
    Florina

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