Festival du Roman Féminin : l’heure du bilan !

festival du roman féminin

Le week-end dernier, j’ai eu l’honneur de participer au Festival du roman féminin en tant qu’auteur invité.
J’y étais conviée sous le statut de romancière hybride.
Ce fut un moment intense sur lequel je reviens pour vous avec beaucoup de plaisir !

1/ Préparatifs

Lorsque le FRF m’a contactée pour annoncer que ma candidature avait été retenue, j’étais aux anges. Beaucoup d’appelés, peu d’élus, et me voilà sur la liste restreinte des auteurs invités !

L’organisation connait son salon et gère le tout d’une main de maître grâce à des bénévoles passionnés et très investis.

Vous disposez alors d’une page dans le magazine des romantiques que vous pouvez remplir comme bon vous semble : interview, extrait…

Vous apparaissez dans le catalogue du salon, et j’ai même eu la chance d’avoir mes propres flyers ainsi qu’un lot d’affiches apportées par Fabiola pendant Livre Paris.

Cela nous laisse le temps de nous organiser, de prévoir ce périple parisien sur 2 ou 3 jours (selon que l’on choisit de participer à la journée auteurs du jeudi, et à la soirée du samedi soir).

À l’approche du salon, on nous annonce notre planning, nos différentes interventions, et les animatrices des conférences nous contactent pour nous soumettre la liste de questions qui nous seront posées le jour J.

Côté dépenses, pour participer au salon, il faut offrir un minimum de 50 livres qui seront offerts aux visiteurs. Si vous êtes en maison, c’est à votre éditeur qu’il reviendra de participer, si vous êtes indépendants, ou si vous voulez offrir vos livres autoédités, vous le pouvez. De façon générale, on offre soit la dernière sortie en date, soit le tome 1 d’une saga. Pour ma part, j’ai opté pour le 1er opus de ma saga Wild Crows, puisque je n’avais pas encore mon stock de mon dernier sorti.

Et puis, si les lecteurs apprécient le tome 1, peut-être tenteraont-ils de lire la suite ?

2/ Le déroulé du week-end

Tout a débuté par la journée auteurs prévue le jeudi. Nous étions 17 romancières à participer, l’occasion de toutes apprendre à se connaître et d’échanger sur des thématiques liées à notre activité. Nous avons pu profiter des interventions de Julie Huleux, d’Olivia Rigal, de Camille de chez Kobo, et de Julie de chez BOD. Une journée placée sous le signe de la bonne humeur et de la convivialité.
Je ne manquerais pas d’y participer l’année prochaine !

Dès le vendredi, le grand bain nous attendait toutes ! Pour ma part, je débutais les conférences dès 9h avec une intervention qui me correspondait complètement, à savoir : L’autoédition, un choix judicieux ?

C’est en compagnie de Céline Theeuws et de Linda Catherine que nous avons abordé nos expériences respectives en tant que romancières indépendantes / hybrides, répondant sans tabou aux questions des personnes venues assister à cette conférence, échangeant sans langue de bois. Face à la satisfaction que toutes éprouvions face à notre parcours en tant qu’indés, Lys, notre adorable animatrice a conclu la séance en résumant par un “oui”, à la question posée dans la thématique. Nous avions toutes trois délibérément choisi l’indépendance, et étions ravies de la liberté propre à ce statut. Céline ne fermait pas les portes à une publication chez un éditeur, Linda ne l’envisageait pas forcément. Me concernant, étant déjà publiée chez divers éditeurs avant de choisir l’indépendance, je ne ferme pas les portes définitivement, mais me montrerais extrêmement exigeante en cas de proposition, et n’accepterais plus de confier des sagas à ces derniers, seulement des livres ayant déjà vécu en indépendant.

Suite à cela, j’ai pu profiter d’une petite pause pour observer les meet & greet des copines auteurs dans une superbe ambiance, et me suis même fait alpaguer par nos lectrices en commun, alors que mon propre meet & greet débutait l’heure suivante. J’ai eu la chance de rencontrer de nombreuses lectrices, de revoir certaines que je connaissais déjà et d’en découvrir de nouvelles. Tout s’est déroulé dans une atmosphère ultra chaleureuse, avec beaucoup de bienveillance et de chouettes moments de rire partagés. On a même débordé un peu sur le créneau prévu et avons fini les dédicaces à droite, à gauche, où l’on pouvait, le tout dans une ambiance super détendue.

Après une pause déjeuner très sympathique avec les copines romancières et lectrices, retour au MAS pour la conférence que j’attendais avec le plus d’impatience, celle traitant de la place des femmes chez les bikers ! Joan, l’animatrice, a abordé plusieurs points concernant ce sujet passionnant, et c’est en compagnie de Olivia Rigal et de Ana Scott que j’ai pu faire entendre ma voix sur cette thématique qui me tient à coeur. Chacune avait sa propre vision des choses, et si pas mal de points se recoupaient, une vérité résonnait dans la salle : entre fiction et réalité, il y a un monde, il ne faut pas confondre les deux. À la question : avez-vous rencontré et échangé avec des femmes de bikers, j’ai pu affirmer que c’était mon cas, puisque je tenais à m’appuyer sur du concret pour respecter au mieux le monde des bikers sans en bafouer les codes, et c’est donc avec un plaisir certain que j’ai pu partagé avec les lectrices, et au fil de leurs questions, le cas concret des femmes dans ce monde d’hommes, trop souvent soumises à des clichés surexploités. Loin de l’image de “puputes à bikers”, les femmes ayant fait leur place dans cet univers sont des femmes au fort tempérament, sans quoi, elle n’aurait jamais pu y rester. Si elles sont mises à l’écart du business de manière générale, elles ont leur rôle à jouer et sont bien loin des clichés ambulants que certaines fictions laissent croire. Un sujet important, traité avec passion par les lectrices présentes et mes consoeurs romancières. Ce fut l’occasion d’échanges très intéressants et de réels moments de partage.

J’ai profité d’une pause dans mon planning pour aller écouter les lectures des copines Shelby Kaly et Pascale Stephens. L’occasion de redécouvrir un bout du tome 1 de Black Fidelity et de me laisser happer par Speed Game ! (Résultat, il est désormais dans ma PAL !)

Place ensuite à la conférence Liaisons controversées : “frère” (famille recomposée), héros marié, petit ami de la meilleure amie, différence d’âge. C’est en tant que spectatrice que je m’y suis rendue, et j’y ai passé un excellent moment. Ce fut une conférence très animée, parsemée de rires et d’avis passionnés. Pour aborder ce thème, Fabiola animait la séance, et on a pu compter sur Farah Anah, Emma Green, Diane Hart, et Mariana pour nous parler de leur vision des choses. Un point à été mis en avant par les spectatrices : bien souvent les relations mettant en scène une différence d’âge entre les personnages sont en faveur d’un homme plus âgé que l’héroïne. Rarement, le cas des femmes plus âgées que leur conjoint est cité.

La question a également été posée concernant les limites de l’acceptable, la frontière avec la dark romance. Si chaque auteur se fixe ses propres barrières, le cadre de la romance impose lui aussi de rester dans une certaine retenue, ou tout du moins, de ne pas dépasser un certain seuil de moralité. (Sans quoi, ne ne serions plus dans de la romance).

À 17h, j’avais rendez-vous avec la romance historique, et cette fois-ci, entourée d’auteurs internationales ! (Mais non, je n’avais pas du tout les chocottes… si peu !) ce fut l’occasion de rencontrer Anna Campbell, Julie Dauge, et Cathy Maxwell ! Le thème ? L’Écosse, cadre classique de la romance. Parce que j’ai écrit une romance historique, Sons of Alba, j’ai eu la chance de me retrouver parmi cette brochette de romancières pour parler de la terre des Highlanders, sous la gouverne de Francesca, animatrice de la conférence. Beaucoup de rires au rendez-vous, notamment grâce à nos consoeurs anglophones pour qui les Highlanders représentaient l’atout majeur des romances écossaises. Les hommes en kilt avaient leurs fans et l’humour était de mise ! Nous tombions toutes d’accord sur la magie omniprésente dans les paysages sauvages d’Écosse et ses traditions, mais aussi sur la fierté que dégagent ses habitants, tant les femmes, indépendantes et fortes, que les hommes, virils et imposants. Nous avons évidemment abordé la saga de Diana Gabaldon, qui a fait connaître la romance écossaise à un public plus large et avons partagé un excellent moment face à des lectrices passionnées.

JOUR 2.

La fatigue est mise de côté pour cette ultime journée !

Dès 10h, je suis intervenue sur la conférence : faire traduire ses romans, en compagnie de Lisa Marie Rice et Lacey Silks, en petite frenchie perdue au milieu des géantes. 🙂 Aurélie du blog The lovely teacher addiction menait la danse dans cette conférence, nous permettant à toutes d’échanger sur nos parcours respectifs vis-à-vis de la traduction des romans. De nos discussions sont ressortis certains faits : faire traduire ses romans à un coût très important (plusieurs milliers d’euros par livre, en général, à moins de connaître quelqu’un, et de bénéficier de tarifs moins onéreux, ce qui a été mon cas pour les Wild Crows) et c’est un pari risqué, car ce qui marche dans un pays peut ne pas du tout fonctionner ailleurs; chaque pays dispose de ses propres codes, de son lectorat bien spécifique. Enfin, le plus complexe reste la promotion, dans une langue qu’on ne maîtrise pas. Si l’idéal serait de bien s’entourer, d’une équipe prévue pour cela, il est évident que c’est rarement possible.

Lisa Marie Rice a également appuyé sur le fait que si un éditeur prend tous les frais en charge, le rapport entre l’auteur et le traducteur est bien souvent inexistant. Pour un auteur indépendant, les frais sont à sa charge mais il peut échanger directement avec le traducteur, ce qui est clairement un plus pour respecter au mieux l’oeuvre de départ.

À 11h, j’ai eu le plaisir de participer à un atelier d’écriture organisé par Julie Huleux. Romancières et lectrices ont formé de petits groupes. Chaque auteur choisissait l’un de ces personnages et partaient d’une idée de départ pour une intrigue. Ce fut l’un des moments les plus amusants de tout le festival ! J’ai partagé ce jeu avec Pascale Stephen, Jennifer Pourrat, et Julie Bradfert, chacune ayant choisi un personnage haut en couleur, et j’ai opté pour le perso de Charlie de Wild Son. Nous nous retrouvions donc avec :
– Une tornade blonde au tempérament de feu et élevée par des bikers (Charlie)
– Un riche héritier propriétaire de caves de vin (Matt de Jennifer Pourrat)
– Un pilote de moto dragueur et sûr de lui ( Frantz de Pascale Stephens)
– Une jeune femme brute de décoffrage et ouvertement gay (Amber, de Julie Bradfert)
Tous trois allaient se rencontrer dans l’une des caves du riche héritier… et c’est à partir de là que l’imaginaire des lectrices à fait le reste du travail, avec notre participation. Entre deux fous rires, nous avons fini par inventer une courte histoire clairement humoristique. Tour à tour, chaque groupe allait lire sa petite histoire devant les autres. On se souviendra longtemps de l’avion de Emma Green, du chat de Chani Brooks et de l’ange lumineux dans l’ascenseur ! Un excellent moment pour tous !

14h : L’instant tant redouté pour ma part : ma toute première lecture. Ce fut l’occasion de rencontrer Carine Pitocchi. Manque de bol, au même instant, BMR offrait une vingtaine de livres dans la salle juste à côté déclenchant un brouhaha d’enfer. Si j’ai pu mener à bien ma lecture avant le début des “festivités”, ma consoeur a terminé la sienne dans un escalier, afin de trouver un endroit où on pouvait l’entendre. Je salue son professionnalisme et sa détermination !

En coupure de 15 à 16h, j’en ai ensuite profité pour papoter dans les couloirs et me laisser interviewer par Les Romances de Clari.

Le week-end se termine sur deux heures de dédicace intenses.

3/ Bilan

Deux jours inoubliables, chargés d’émotions, d’enseignements, d’échanges, deux jours qui ont reboosté à fond mes batteries ! Des rencontres, des retrouvailles, des sourires et des souvenirs, que demander de plus ? J’espère pouvoir revenir l’an prochain.

Si l’aventure vous tente, les inscriptions sont généralement lancées en été et ouvertes jusqu’en septembre, l’année précédent l’édition. Pour ne rien manquer, le mieux est de suivre les actualités de l’organisation, Les Romantiques.

Pour finir, voici un petit diaporama de ce week-end !

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À bientôt,

 

Blandine

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2 thoughts on “Festival du Roman Féminin : l’heure du bilan !

  1. J’y était l’année dernière et je pense y retourner l’année prochaine. Cette edition avait l’air du tonnerre. Merci pour ce partage.

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