M.C. Wryte : conseils pour auteurs indépendants

conseils aux auto-édités

*s’installe tranquillou sur le blog et déballe ses petites affaires*

Yop la compagnie !

Et oui ! Je viens me taper l’incruste sur le blog de la Plume effrontée pour vous parler d’un chouette petit bouquin :

Vivre de ses romans par Blandine P.Martin.

Kézako ?

Il s’agit d’un petit guide qui reprend point par point la vie et l’activité d’un romancier indépendant.

Qu’est-ce qu’on y trouve ?

Blandine nous dévoile de précieux conseils glanés au fil de sa vie d’autrice indépendante.

De l’écriture à la correction en passant par la création de la couverture aux réseaux sociaux jusqu’au statut, tout y passe ! L’autrice nous déballe également une palette d’outils non négligeable pour nous aider dans notre activité.

Elle nous parle de sa propre expérience et nous livre quelques secrets sympas. Si vous optez pour la version E-book, vous aurez également accès à quelques liens du blog qui vous donneront des éléments supplémentaires.

Ce que j’ai adoré, les conseils de lectures. Il en foisonne sur le net. Il est difficile de faire son choix et surtout de trouver un livre digne de ce nom. Personnellement, je pense investir pour pouvoir me former et me développer dans le bon sens. 😉

Point négatif

Attendez, une seconde, je les cherche encore !

Pour conclure :

Ce bouquin est un « must have » si vous souhaitez vous lancer et si vous ne savez pas comment vous y prendre. Attention cependant ! Il ne s’agit pas d’une recette miracle pour faire de votre roman un best-seller. Blandine nous livre ce qui a marché pour elle et ce qui l’a obligé également à se remettre en question pour avancer dans la bonne direction. C’est à vous de trouver, à la suite de cette lecture, l’équilibre qui vous permettra de pouvoir vivre de vos romans ^^

 

Maintenant… Abordons un point crucial… que dis-je… Plusieurs points cruciaux NÉ-CÉS-SAI-RES !

*appuie bien sur le mot*

 

Je vous invite à vous asseoir et à redescendre de votre petit nuage d’auteur. Nous allons entrer dans le monde impérieux du pragmatisme et de la vérité qui fâche un peu.

Blandine aborde très justement le statut de l’auteur. N’oubliez pas que toute activité régulière doit faire l’objet d’une déclaration auprès de l’Urssaf (pour une activité libérale) et auprès du CCI ( pour une activité commerciale).

Je vous mets cependant en garde : la création d’une entreprise n’est pas sans conséquence ! Certes, l’ouverture d’une micro est en soit très simple. Mais il est important de le faire en toute conscience de cause et après s’être renseigné au préalable sur les possibilités de statut. Vous aurez des obligations légales et fiscales à ne pas négliger !

Blandine parlait des formations en relation avec notre activité d’auteur que ce soit sur d’un point de vue mercatique ou bien écriture. Sans vouloir vous raconter ma vie privée, j’ai dans mes bagages un BTS Management des unités commerciales ainsi qu’un DUT GEA Gestion et Management des organisations #elleselapetegraveavecsesdiplomes ce qui signifie que je possède déjà quelques connaissances en comptabilité/gestion et même plus. Si cela n’est pas votre cas, je vous invite fortement à vous renseigner sur les formations qui peuvent vous être proposées dans ce domaine (Si vous êtes demandeur d’emploi, renseignez-vous auprès de votre conseiller PE 😉 ) ou tout simplement vous renseignez sur internet pour au moins acquérir les bases.

Oui, je sais vous allez me dire :

« Ouais, mais bon… La compta est simplifiée au max ! On s’en fout ! »

Non et re-non ! Oui, vous n’avez que les recettes et les dépenses à mettre dans votre bilan comptable. Mais avoir un minimum de connaissance dans le domaine peut grandement vous faciliter la tâche et vous éviter des erreurs.

Après personne n’est parfait. Vous pouvez aussi bien avoir une personne avec toutes les connaissances nécessaires qui se cassera la figure comme une personne qui n’y connaissait rien au début et qui s’avère très bien gérer sa comptabilité. Tout est relatif =) Il est cependant de bon ton de se former à minima sur le domaine.

Autre chose :

#attentioncagrince

N’oubliez pas qu’un lecteur = un consommateur = un client

Si, si…

Dit comme ça, ce n’est pas glamour pour deux sous. Je vous l’accorde. Mais il me semblait important de le rappeler. N’oubliez pas que vous devenez votre propre patron et que c’est VOUS qui publiez votre ouvrage.

En maison d’édition, la question ne se pose pas. En tant qu’entrepreneur, il faut considérer que vous fabriquez un produit (votre livre). Vous serez certes libre de vos choix (fournisseurs, imprimeur, illustrateurs…), mais ces choix auront un impact sur votre entreprise et sur vos consommateurs, qui, si le produit ne leur convient pas (pour X ou Y raison) se tourneront directement vers vous et non vers la maison d’édition.

Autre conseil (je parle par expérience), n’essayez pas de tout faire en grand avec l’espoir que cela fonctionne !

Primo : vous perdrez inutilement de l’argent, mais aussi votre temps.

Deuxio : le résultat peut ne pas être à la hauteur de vos espérances.

Travaillez en fonction de vos ressources et ce qui est à votre portée. Rome ne s’est pas faite en un jour et il va falloir du temps pour vous faire connaître. À moins que votre cercle soit assez large pour ça.

Je vous parlais à l’instant des fournisseurs, illustrateurs et autres… J’en arrive à mon dernier point : la communication.

Je ne parle pas de la communication entre vos lecteurs ou bien de vos livres (allez reprenons, ce terme, c’est quand même mieux que produit xD) et soit dit en passant notre Blandine nationale, vous explique tout de A à Z dans son petit bouquin.

#attentionjeraconteencoremavie

N’ayant pas assez de moyen encore pour vivre de ma plume, je me suis spécialisée dans l’administration des entreprises, plus particulièrement en B/B (business to business). J’ai donc des entrepreneurs au téléphone, je reçois leur mail ainsi que leur courrier. Le discours varie d’un individu à l’autre, certains me laissent cependant une très mauvaise image de leur entreprise et d’eux-mêmes ! Entre les fautes d’orthographe, le langage familier, la manque d’information sur leur dossier… pas très glam tout ça !

Il est important de surveiller sa communication. Vous allez me dire : cela va de soi ! Et pourtant… Ne prenez pas les professionnels que vous contactez pour des amis. Il en va de votre image et de l’image de votre entreprise.

Soyez courtois et adoptez un langage soutenu (sans être pompeux)

 

Petit exemple pour la forme :

Bonne idée (ceux qui savent reconnaitront ma référence xD)

Mme Martin,

J’ai pris connaissance de votre activité de graphiste. Pourriez-vous m’en dire plus à ce sujet et, éventuellement, me faire parvenir un devis pour la conception d’une couverture.

Je vous remercie pour votre réponse et me tiens à votre disposition si toutefois vous avez besoin d’un complément d’information.

Cordialement,

M.C. Wryte

 

Mauvaise idée :

Salut,

Tu peux me refiler tes tarifs pour une couv’ ?

Merci coupine !

Bisouille

 

Je grossis le truc, mais le fond est là (à moins que l’intéresser ne soit une de vos connaissances ^^).

Pour finir, et je le marque en majuscule :

NE QUITTEZ PAS VOTRE EMPLOI SOUS PRÉTEXTE QUE VOUS MONTEZ UNE AFFAIRE !!!!!!!!!!!!!!

Vivre de ses romans n’est pas une chose aisée. Il faut avoir fait ses preuves, monter un lectorat solide et surtout avoir un chiffre d’affaires important pour espérer obtenir un revenu suffisamment grand pour toucher. Le fait d’avoir un emploi vous permet de garder la tête au-dessus de l’eau, mais également d’apporter des fonds personnels si besoin. Si en plus votre affaire ne fonctionne pas et que vous êtes contraint de tout fermer, vous avez au moins la garantie de ne pas vous retrouver sans rien !

 

Pour résumer :

Le livre « Vivre de ses romans », je le repète, est « un must have » dans sa PAL

Point de cible trop haute ! Commencez avec vos ressources.

N’oubliez pas que vous vendez un livre, mais également un produit

Surveillez votre communication

Ne quittez sous aucun prétexte votre travail.

 

Je tenais à aborder ces points avec vous, car il m’a semblé important de vous rappeler ces quelques principes de base si vous souhaitez que votre petite entreprise fonctionne. Beaucoup d’entreprises ouvrent, peu cependant arrive à se démarquer ou bien vivre. A vous de faire les bons choix.

Je ne peux que vous recommander également de vous inscrire à des groupes d’entraide. Ils vous donneront des informations et des liens utiles pour vous aider à la création de votre micro et répondront à vos questions en la matière 😉 Les groupes d’entraide aux auteurs ne sont pas mal aussi pour vous aiguiller, car, en plus.

Enjoy la compagnie !

M.C. Wryte

m.c.wryte

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