Interview de Mélanie Baranger, auteure.

melanie baranger

Bonjour, Mélanie, et merci d’accorder un peu de ton temps à La Plume effrontée. Peux-tu commencer par nous parler de ton parcours en tant qu’auteur ?

Bonjour et merci pour cette petite interview.
Concernant l’écriture c’est une passion depuis très jeune, issue de ma maman, qui écrivait nos histoires. Nous avons, mes sœurs et moi, souhaité faire « comme maman » et avons toujours écrit.
J’ai vraiment commencé à établir un plan d’écriture vers dix-onze ans, en débutant par de la B.D… mais mon poignet n’est pas assez doué pour illustrer, aussi me suis-je contenté de noircir des pages de mots.

Quelles différences constates-tu entre édition traditionnelle et édition indépendante, et comment te situes-tu entre ces deux méthodes de publication ?

Pour pratiquer les deux, éditée à compte d’éditeur et auto-éditée pour des ouvrages où je remets l’argent à des associations animalières… le « reste à gagner » est bien plus important lorsque l’on fait « seul ».
Néanmoins, il faut se consacrer à l’écriture, la promotion, les dédicaces… pour, je pense obtenir un bon lectorat, ce qui n’est pas toujours possible lorsque l’on travaille à côté. Il faut se donner à trois cents pour cent, pour pouvoir « être rentable ».

À défaut, via l’édition à compte d’éditeur, on gagne moins, mais on ne gère pas le côté administratif et revenu. Certes, il y a toujours les salons et dédicaces, mais j’aime ça… et l’écriture, mais beaucoup moins le côté « pression » de « si-tu-ne-travailles-pas-assez-tu-ne-vis-pas ».

Ceci reste bien sûr mon point de vue. D’autres le vivent très certainement autrement.

En effet, pour ma part, j’en vis, mais je n’ai pas de “pression”, je vais à mon rythme. Chaque cas est unique, c’est aussi ce qui fait la beauté de la chose et toute sa richesse.
Tu es quelqu’un d’engagé dans ton quotidien, peux-tu nous en dire plus sur les causes qui te tiennent à cœur et la manière dont tu les mets à l’honneur dans tes écrits ?

En effet oui… de formation, déjà, je suis travailleuse sociale, C.E.S.F (conseillère en économie sociale et familiale). Je viens en aide aux plus démunis… J’ai travaillé dans le handicap, puis au 115, et enfin, aujourd’hui, je suis dans le champ mandat de protection.

Mon travail rejaillit parfois dans mes romans comme dans :
* De l’errance au destin : j’évoque la traite des blanches toujours d’actualité de nos jours…
* Hope : j’aborde les centres maternels, le parcours d’ado enceinte, mise à la rue…
* Amours de chiens : parle des chiens de Roumanie, de leur enfer, de leurs parcours jusqu’à l’adoption. Ce roman reverse 8€ à l’association MUKITZA et je garde 5€ pour la réimpression.
* Le don de Gaïa : il n’aborde pas de sujet « sérieux » mais grâce à sa vente, je reverse 2€ par livre vendu à l’association : Il court, il court, le furet.

Comment te vois-tu dans dix ans ?

Que c’est cruel comme question… Dans 10 ans ! J’aurais 41 ans… pouaaa !!
Alors, j’espère avoir : des enfants, une bonne santé, et un parcours d’auteur un peu plus connu qu’aujourd’hui….

Peux-tu nous décrire ton quotidien d’auteur ?

Ma foi, c’est très variable. Ça peut-être que des notes sur un calepin, sur mon téléphone quand je n’ai pas de papier, comme des journées entières devant mon PC à étoffer mon histoire ou à effectuer des recherches pour être précise dans des descriptions de ville par exemple.

Souvent, si je suis en « repos », je me lève le matin et après mon petit déj’, j’allume l’ordi et je me mets sur mon fichier Word, mon chat sur les genoux. Je mets rarement de musique, sauf si besoin d’une atmosphère particulière… Je déteste avoir du bruit (télévision par exemple) autour de moi… ça me parasite.

Quels sont selon toi les qualités essentielles pour être un auteur indépendant ou hybride ?

La passion, il faut aimer écrire et partager aux autres. Certains pensent qu’en devenant écrivain, ils/elles vont devenir riches… non ! Il faut le faire parce qu’on aime les mots, parce qu’on veut faire rêver, voyager, fantasmer…

Le courage, pouvoir affronter les refus qui font mal au cœur, les critiques négatives, passer du temps sur les routes, prendre sur « son temps perso » pour se présenter, présenter ce qu’on fait.

Quand as-tu commencé à écrire ?

D’après les vestiges de ma mère (ça garde tout, une maman… c’est affolant !) vers mes 6 ans… un scénario de fou (non, je rigole, c’était tout naze !).
Sinon, je dirais vers 13/14 ans, où j’ai commencé à élaborer ma BD, que j’ai après un temps retransmis sur papier…

Dirais-tu que l’écriture est devenue essentielle pour toi ?

Oui. Dans un premier temps parce que j’avais de multiples idées et qu’écrire me permettait de les coucher sur le papier.
Puis entre 2013 et 2017, ça a été un moyen pour moi de me libérer d’un conjoint pervers narcissique, doublé de bipolarité. À cette période, j’ai énormément, énormément écrit… dans ces moments il me laissait tranquille, ce qui m’a permis de reprendre confiance en moi, ce que j’avais perdu au fils de notre relation.
Et aujourd’hui… je ne me vois pas sans écrire : un bruit, une odeur, un mot, une photo, me donne parfois tant d’idées que… j’ai ce besoin viscéral d’écrire.

Quel conseil donnerais-tu à ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure de l’écriture ?

Ayez un travail à côté pour assurer vos arrières.
Faites ça par passion… si vous grimpez les échelons : tant mieux. Si vous « stagnez » en vendant un peu : ce n’est pas grave. Il faut que ça reste du plaisir.
Faites-vous relire, plusieurs fois.
Après plusieurs relectures, ne continuez pas à chercher la perfection : elle n’existe pas. Mais il faut arrêter à un moment de modifier le texte… Ça le dénature et après on n’arrêtera jamais… Grand max jusqu’à 6 relectures/modifications, pour moi.
Faites-vous confiance.

Quels sont tes projets en cours et à venir ?

A venir : sortie de : Les mésaventures du sang, fin septembre 2019. Romance bit lit.
Parution de : Le secret de la DS en janvier 2020 – album jeunesse.

Projet en cours, 3 primordiaux :

  • Une romance contemporaine.
  • Un roman fantastique
  • La suite de mon roman d’anticipation.
    Après j’ai une bonne vingtaine de dossiers d’idées… donc j’ai de quoi m’occuper !

Merci d’avoir pris le temps de répondre aux questions de La plume effrontée, Mélanie. Je te souhaite tout le meilleur pour la suite !

melanie baranger

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