2019 : L’heure du bilan

2020 commence tout juste, et le moment s’avère opportun pour un petit bilan de l’année écoulée.

Quelles ont été tes victoires, cette année ?

Trop souvent, on oublie de considérer les petits pas. Ce sont pourtant bien eux qui permettent ensuite d’allonger la foulée pour voir nos rêves gagner en ampleur.

► As-tu eu un déclic qui t’a enfin permis d’y voir plus clair dans tes projets ?

► As-tu osé faire quelque chose que tu n’osais pas auparavant ?

De mon côté, une chose a radicalement changé.

Plusieurs en fait, mais commençons par la première.

J’ai fini par assumer pleinement mon statut d’auteur.

Un pas de géant, en soi.

Avant, lorsque des amis ou des proches me questionnaient sur mes écrits, je me sentais gênée par cette attention, et bien souvent, répondait de manière évasive, ne souhaitant pas m’attarder sur ce point de ma vie. Sauf que je mentais en agissant de cette manière, aux autres et à moi-même. L’écriture a pris une telle place dans ma vie, bien avant même de pouvoir en vivre à temps plein, que je me devais d’assumer ce pan-là. Elle fait partie de ce que je suis. Point.

J’ai fini par accepter l’idée que OUI, je peux parler ouvertement ce cette activité sans me sentir gênée, face aux compliments des gens, à leur surprise aussi. Oui, je peux être fière d’avoir osé tenter l’aventure, et d’avoir choisi de faire ce que j’aimais le plus dans ma vie. Je travaille dur pour cela, alors je dois accepter les retours logiques de tout cet investissement.

Ce ne fut pas facile, c’était un travail de longue haleine et il me reste encore du chemin à faire. Mais je progresse pas à pas, qu’importe leur grandeur. À mon rythme. Cela va de pair avec la confiance en soi, et ce sentiment de légitimité qui peut souvent être volage pour un écrivain.

J’imagine que tu connais ça, toi aussi.  Comment vis-tu les questions que l’on te pose quand à tes écrits, ton activité d’auteur ?

Autre changement radical, cette année : j’ai accepté de “laisser couler“.

Non, pas de mode farniente en vue, seulement l’acceptation du fait qu’on ne peut pas tout contrôler, que certaines choses, même menées à la baguette et supervisées avec minution peuvent nous échapper, et que de toute façon, nous ne pouvons pas tout maîtriser.

Tous nos romans ne feront pas un carton, certains marcheront, d’autres non, puis les suivants fonctionneront de nouveau, etc. Le facteur chance est en partie responsable.

Certains recevront un accueil incroyable, alors que d’autres passeront inaperçus, qu’importe qu’on leur ait accordé le même soin, qu’on ait préparé “le terrain” de la même manière.

De même, le milieu assez fermé de l’édition peut être néfaste, par moment, comme tout vase clos, et des jalousies toxiques peuvent faire surface, notamment lorsque vous réussissez. Cela fait malheureusement “partie du jeu”. J’ai appris à m’en détacher, à prendre du recul, à moins m’investir au quotidien, en dehors de ce qui touche à mes lecteurs. L’effet “réseau social” augmente cette tension omniprésente et s’éloigner peut être bénéfique. Se concentrer sur l’essentiel : son activité, les quelques personnes en qui l’on a confiance, et ses lecteurs.

Toujours se rappeler pourquoi on a commencé me semble essentiel pour garder le cap, dans ces vents parfois violents et inconfortables.

La passion.

C’est tout ce qui nous a conduit à écrire, non ? En cas de doute, il est bon de s’en souvenir, et de se concentrer là-dessus. Retrouver cette routine du plaisir d’écrire et couper un peu avec tout ce qui peut s’avérer toxique.

 

Pour bien terminer cette année, je t’invite à découvrir cet article, que je trouve très juste, dans lequel le blog Femme d’influence.fr énumère 10 bonnes raisons de ne jamais laisser tomber.

Et toi, quelles sont tes conclusions de 2019 ?

Qu’as-tu appris au cours des douze derniers mois ?

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