Voilà un récapitulatif des questions que l’on me pose le plus souvent concernant l’autoédition. J’espère que mes réponses pourront vous être utiles.

Faut-il prévoir un budget pour se lancer ?

Non, pas obligatoirement. Tout dépend de ce que vous prévoyez pour votre première sortie. Grâce à KDP, il est possible d’opter pour de l’impression à la demande et donc de débuter sans stock. Les gens achètent votre broché sur Amazon, et c’est la plateforme qui se charge de l’imprimer et l’expédier, vous percevez alors vos droits dessus.
Cependant, prévoir des stocks par la suite (pour les salons, dédicaces et/ou une boutique en ligne) peut être utile. Dans ce cas, demander plusieurs devis est souvent nécessaire car on trouve de tous les prix et de toutes les qualités. Bon à savoir : KDP permet la commande d’exemplaires à prix auteur. Pour un roman de 350 pages cela me coûte environ 4,80 € par roman, et les frais de port sont à ajouter. Des délais d’une dizaine de jours ouvrés sont observés.

Si vous souhaitez opter pour une couverture de qualité et des corrections rigoureuses, il est aussi utile de démarcher plusieurs professionnels, afin de trouver des partenaires de choix. Demande conseil autour de vous, parmi vos contacts auteurs peut être un bon moyen de dénicher la perle rare.

Peut-on vivre de l’écriture ?

J’étais la première à penser que  non, deux ans plus tôt. Et puis j’ai découvert l’indépendance. Désormais, je peux le certifier, puisque c’est mon cas depuis cette année. Et non, il ne s’agit pas de survie, mais de réels bons salaires. En revanche, il faut garder à l’esprit qu’un succès n’implique pas automatiquement un second succès dans la foulée, un livre peux marcher pour X raisons, et le suivant faire un bide, même en ayant développé un lectorat conséquent et fidèle. Nous ne contrôlons pas tout. Il faut donc se souvenir que c’est un style de vie à part, puisqu’aux revenus qui oscillent au fil des sorties.

Quel statut pour l’autoédition ?

Pour déclarer ses revenus, il faut un statut. Selon les “on dits”, une petite somme serait “tolérée” par les impôts sans statut légal, pour ma part, je n’ai pas tenu à jouer avec le feu. J’ai donc monté ma micro-entreprise, avec le code APE 90003B (autres activités artistiques). Ce statuts a plusieurs avantages : je ne paie de cotisations que si je gagne de l’argent, il est rapidement mis en place, la comptabilité s’avère simplifiée, pas de TVA en dessous de 42900 € de chiffre d’affaires… (seuil propre aux auteurs)
Si vous doutez du statut à choisir, je vous conseille de vous rapprocher d’un expert comptable afin de prendre la meilleure décision dans votre cas.
Lorsque de la création de votre entreprise, vous pouvez optez soit pour un statut libéral (si vous souhaitez vous contenter de ventes via des plateformes), pour un statut commerciale (si vous comptez uniquement vendre directement sur des salons ou sur votre site internet) ou bien un statut mixte. C’est le choix que j’ai fait. J’ai donc pris rendez-vous dans ma CCI pour faire une adjonction d’activité commerciale, m’autorisant ainsi à vendre en direct mes livres. Je suis depuis inscrite au registre des commerces. Sans cela, vous n’avez légalement pas le droit de vendre directement à vos lecteurs.

Une fois votre entreprise créée, vous devrez choisir de payer mensuellement ou trimestriellement vos cotisation sociales et retraite au RSI  via le site https://www.net-entreprises.fr/.

Il est également possible d’envisager une SASU ou une EIRL. Le mieux est de s’en référer à l’avis d’un expert comptable pour choisir le statut qui correspondra le mieux à votre cas.

 

 

 

 

 

 

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